23 octobre 2019 - 12:05
"...et vous voulez que ça change et vous voulez que ça change et vous..."John Giorno lu Laure Limongi

Suicide Sutra

Bardo jour #9, 21/10/19, 12h50, Le Havre, « Suicide Sutra » Il faut brûler pour briller p. 159-162.

https://laurelimongi.com/2019/10/14/bardo-pour-john-giorno/

 

 

08 septembre 2019 - 16:16
Élephant roseSarah Haug

Programme culturel des bibliothèques de la ville de Lausanne.

 

Graphisme : //DIY

Illustrations  : Sarah Haug

05 septembre 2019 - 13:27
Maps, stencils.
02 juillet 2019 - 13:36
Le monde et le rond.

Olt, publié à l'occasion de l'exposition Olt d'Olivier Mosset et Jean-Baptiste Sauvage à l'Espace de l'Art Concret, Centre d'art contemporain, 2017.

Édition de Catalogue Général (Jean-Marie Courant & Malou Messien).

À lire l'essai documenté de Jill Gaspirina.

Le livre de Gertrude Stein date de 1939. En écho, un texte de Françoise Collin : https://www.persee.fr/doc/grif_0770-6081_1984_num_29_1_2173

 

 

25 juin 2019 - 11:14
Tipografia Do ContoComposition typographique par R2 Design
06 juin 2019 - 15:16
Saxifrages

Livre de Marie José Mondzain aux Éditions Les liens qui libèrent, 2019.

Flore des friches urbaines. Relevés floristiques, études et rédaction : Audrey Muratet. Documents photographiques : Myr Muratet. Création graphique et dessins : Marie Pellaton.

Votez meute, affiche de Marion Bonjour. 2018

08 avril 2019 - 16:06
Henryk Tomaszewski

Éditeur Bosz

15 février 2019 - 12:14
Louange de l'ombre

Rufus de Tomi Ungerer (1961)

 

"Autrement dit, dans cette situation la peinture n'est qu'une "surface" timide, réceptacle de la lumière fragile et vacillante, dont la fonction ne se différencie pas de celle du mur sableux. Raison pour laquelle nous attachons tant de valeur à l'âge ou à la patine pour choisir un rouleau peint. S'il s'agit d'une œuvre récente, même au lavis ou en couleurs légères, il conviendra d'être particulièrement attentif au risque qu'elle vienne gâcher le jeu d'ombre et de lumière du tokonoma" in Louange de l'ombre, Tanizaki Jun'ichirô (traduction Ryoko Sekigichi et Patrick HOnnoré, texte de 1933), Éditions Philippe Picquier.

30 janvier 2019 - 11:32
Vaines Vahinés Petite Planète

Collection « petite planète » (Seuil) sous la direction de Chris Marker de 1954 à 1964.

Mise en page : Juliette Caputo.

 

Le cartel est une photographie de l’exposition Chris Marker à la cinémathèque française en mai 2018.

 

Une analyse de la collection et notamment pour ses qualités graphiques, iconographiques et cinématographiques est lisible sur :  https://chrismarker.org/chris-marker-2/petite-planete/

 

 

Au détour d’une bibliothèque lire un Petite planète, au hasard, pas tout à fait, Gauguin n’était pas loin. Lire, médusée, mot après mot, le chapitre Vaines Vahinés et vérifier plusieurs fois que le texte date de 1960, de l’époque de la Nouvelle Vague.

Un « homme intelligent » dixit le cartel de l’exposition à la Cinémathèque invite à comprendre, - aux hommes ? occidentaux ? voyageurs?  fortunés dans le sens chanceux?-  comment saisir les moeurs de ces vahinés, « vaines », prêtes à se donner "pour une bicyclette".

 

Extraits :

« Peut-être obtiendrez-vous de la soumission si vous savez vous servir à l’occasion de vos poings pour illustrer vos qualités de mâle (…) ».

« Nul besoin d’une cour prolongée; nul besoin non plus de ces caresses mièvres qui font perdre du temps. Plus ce sera rapide, mieux cela vaudra ! Dans les tréfonds de son subconscient réservés à Éros, la tahitienne a bien gardé la mentalité primitive. En principe, durant le jour, les manifestations galantes sont rares ou très discrètes. Tout se passe la nuit, et le viol (tacitement consenti bien entendu) est la forme d’amour qui semble s’accorder le mieux avec les passages des mers du Sud… ».

 

Petite planète est un guide pratique qui donne des indications concrètes. Pour la destination Tahihi, les recommandations sont clairement voluptueuses. L’auteur du guide remarque l’indépendance libertine de la Vahiné « le plaisir qui passe devant elle est sa loi », mais regrette sa cupidité...

Heureusement, les expositions ne proposent à l’oeil que des couvertures, laissant l’imaginaire suivre cette « révolution éditoriale » sans s’interroger avec des digressions anachroniques.

D’une certaine manière, le texte Vaines Vahinés explique en creux la mythologie autour de ces portraits de femmes, couvertures-séduction. « Les vahinés sont probablement parmi les plus belles femmes de notre planète, du moins de treize à vingt-cinq ans. Après quoi leur tendance ancestrale à l’embonpoint très admiré jadis, prend le dessus; leurs seins alourdis par de nombreuses maternités se déforment et leurs traits s’empâtent ».

Toutes les femmes de ces couvertures, invitations aux voyages ne sont ni enlaidies par la maternité, ni par la fatigue, ni par les déceptions. Elles laissent l’imaginaire et le désir vagabonder. Elles n’ont pas le visage miné, ridé, marqué. Elles ont l’âge de tous les possibles où la moindre rencontre peut devenir une ensorcelante intrigue. Elles sont des promesses, des couvertures-aventures. Elles contribuent à la diffusion d'une plate-forme planétaire des fantasmes.

 

« En ce qui concerne les couvertures-portraits, on peut être tenté d’en trouver l’origine chez Michaux, auteur du poème «La Jetée» dont le titre deviendra un court métrage célèbre en 1962, dans Passages: «Un pays où les jeunes filles sont belles: bon pays. Pays où l’on a su vivre. L’espèce humaine y fut une réussite. Ce n’est pas rien.Dans le visage d’une jeune fille est inscrite la civilisation où elle naquit (…)»[8] » (https://chrismarker.org/chris-marker-2/petite-planete/))

 

 

Sur le visage d’une jeune femme s' inscrit le sceau du désir, glissent des projections pures. On ne risque pas d’être déçu (du voyage).  Le lisse grain de la carnation de la jeune fille se vend éternellement bien. La jeunesse se livre, telle une offrande silencieuse. La couverture est un leurre (mis au féminin). « Lors que vous débarquez, ébloui, sur les quais de Papeete, n’oubliez pas que la cohorte de belles filles qui monte à l’assaut du navire - par une passerelle et non pas à la nage comme du temps de Bougainville -, ne représente en rien l’aspect moyen de la vahiné des îles. (….).  Ne soyez donc pas trop déçu dans vos tournées… »

 

J’avais vu une belle jeune femme, libre, musicienne, cheveux au vent, l’annonce des années 1970. J’ai lu. Les mots rapetissent et écornent l’aventure éditoriale.

« Contrairement à la plupart des femmes de couleur, la vahiné est rigoureusement propre, d’une façon qui confine à la manie. Elle passe son temps à se doucher, à oindre ses cheveux de monoï… ».

 

Qu’ai-je lu des romancières de Tahiti ? Aucun mot en contrepoint.

 

Poursuivre :

Marie Vieux-Chauvet, Amour, Colère et Folie, Zulma, 2015

Et l’article Bons Baisers de Bousbir de Solène Langlais.

https://lundi.am/Solene-Langlais